NAISSANCE DU

CHRISTIANISME CÉLESTE

Un jour (c’était en Mai 1947), j’étais dans la forêt après avoir traversé le fleuve Ouémé. Mon piroguier se prit de violentes coliques. Nous n’avions aucun secours. Confiant en l’Eternel, je pris ma bible, priai, imposai ma main sur le ventre du malade. Quelques minutes après, il se sentit soulagé. Pris de peur, il me confessa qu’il avait pour son déjeuner puisé délibérément dans la friture que j’avais emportée dans mes tournées. Il ajouta que je dois être un homme bizarre, raison pour laquelle la sanction de son odieux acte ne s’était pas fait attendre. Puis il se sauva me laissant seul entre l’eau et la forêt. Je ne savais ni nager, ni conduire une pirogue. Bon gré mal gré, j’étais inexorablement condamné à demeurer sur place jusqu’à un secours éventuel. Néanmoins, je n’avais pas peur. La nuit, j’allu- mais du feu pour me réchauffer et je priais ardemment. Le troisième jour de cette situation désespérée, précisément LE 22 MAI 1947, il y eût éclipsé du soleil.

Alléluia !

Événements

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