{"id":518,"date":"2024-12-20T21:10:26","date_gmt":"2024-12-20T21:10:26","guid":{"rendered":"https:\/\/eccsaintsiege.org\/?page_id=518"},"modified":"2024-12-20T21:15:33","modified_gmt":"2024-12-20T21:15:33","slug":"histoire-de-leglise","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/eccsaintsiege.org\/en\/histoire-de-leglise\/","title":{"rendered":"Histoire de l\u2019\u00c9glise"},"content":{"rendered":"<div data-elementor-type=\"wp-page\" data-elementor-id=\"518\" class=\"elementor elementor-518\" data-elementor-post-type=\"page\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-c1a3819 e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"c1a3819\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-57dcb8c elementor-widget elementor-widget-heading\" data-id=\"57dcb8c\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"heading.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t<h2 class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\">NAISSANCE DU CHRISTIANISME C\u00c9LESTE <\/h2>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-a42d71a elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"a42d71a\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>Un jour (c&rsquo;\u00e9tait en Mai 1947), j&rsquo;\u00e9tais dans la for\u00eat apr\u00e8s avoir travers\u00e9 le fleuve Ou\u00e9m\u00e9. Mon piroguier se prit de violentes coliques. Nous n&rsquo;avions aucun secours. Confiant en l&rsquo;Eternel, je pris ma bible, priai, imposai ma main sur le ventre du malade. Quelques minutes apr\u00e8s, il se sentit soulag\u00e9. Pris de peur, il me confessa qu&rsquo;il avait pour son d\u00e9jeuner puis\u00e9 d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment dans la friture que j&rsquo;avais emport\u00e9e dans mes tourn\u00e9es. Il ajouta que je dois \u00eatre un homme bizarre, raison pour laquelle la sanction de son odieux acte ne s&rsquo;\u00e9tait pas fait attendre. Puis il se sauva me laissant seul entre l&rsquo;eau et la for\u00eat. Je ne savais ni nager, ni conduire une pirogue. Bon gr\u00e9 mal gr\u00e9, j&rsquo;\u00e9tais inexorablement condamn\u00e9 \u00e0 demeurer sur place jusqu&rsquo;\u00e0 un secours \u00e9ventuel. N\u00e9anmoins, je n&rsquo;avais pas peur. La nuit, j&rsquo;allu- mais du feu pour me r\u00e9chauffer et je priais ardemment. Le troisi\u00e8me jour de cette situation d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e, pr\u00e9cis\u00e9ment LE 22 MAI 1947, il y e\u00fbt \u00e9clips\u00e9 du soleil. Depuis ma naissance, pareil \u00e9v\u00e9nement ne s\u2019\u00e9tait produit au Dahomey. J\u2019\u00e9tais seul dans la for\u00eat. Je pris peur et me jetai \u00e0 genoux, fermant les yeux pour prier. Au cours de cette pri\u00e8re, j\u2019entendis distinctement une voix qui me disait : \u00ab\u00a0<strong>Luli, Luli, Luli<\/strong>\u00a0\u00bb. L\u2019explication qui suivait : \u00ab Gr\u00e2ce \u00bb. Quand j\u2019ouvris les yeux, avec la grande stup\u00e9faction : un singe blanc ail\u00e9 \u00e9tait assis en face de moi, \u00e0 ma grande stup\u00e9faction : un singe blanc ail\u00e9 \u00e9tait assis devant moi, \u00e0 ma grande stup\u00e9faction : un singe blanc ail\u00e9 \u00e9tait assis sur son s\u00e9ant. Il avait deux dents \u00e0 la m\u00e2choire sup\u00e9rieure et deux autres \u00e0 la m\u00e2choire inf\u00e9rieure. (On dirait que c\u2019est lui qui avait prononc\u00e9 les mots Luli et gr\u00e2ce). \u00c0 ma droite et tout pr\u00eat \u00e0 me mordre, je vis un petit serpent marron. Il avait la t\u00eate tr\u00e8s gonfl\u00e9e surmont\u00e9e d\u2019une petite t\u00eate. (On dirait un serpent \u00e0 sonnette). Sans peur d\u2019\u00eatre mordu, je le saisis par le collet, le caressai et le rel\u00e2chai tranquillement. Puis, en jetant la t\u00eate \u00e0 l\u2019\u00e9cart, je vis un oiseau tr\u00e8s joli. Il avait les ailes pointues et les plumes color\u00e9es. Ses pattes et son bec sont d\u2019un jaune nacr\u00e9. Il faisait la roue et ressemblait beaucoup \u00e0 un paon. Un instant apr\u00e8s ces animaux disparurent sous mes yeux. N\u00e9anmoins, mon odyss\u00e9e devait durer trois jours. Je n\u2019avais plus rien \u00e0 me mettre sous la dent. Je ne vis d\u00e9sormais que d\u2019eau et du miel que je r\u00e9coltais en br\u00fblant les ruches d\u2019abeilles. J\u2019\u00e9tais transform\u00e9, et vis dor\u00e9navant sans peur dans la pri\u00e8re et la lecture de ma bible.<\/p><p>Mais, un jour fatidique, le cours d\u2019eau se mit en crue et faillit emporter ma fr\u00eale embarcation. Je r\u00e9solus de me jeter dans la pirogue confiant en l\u2019\u00c9ternel. De roulis en roulis, me cognant aux montagnes de roches et de branchages qui encombraient le fleuve, ma pirogue \u00e9choua le second jour \u00e0 un endroit o\u00f9 l\u2019on appelait \u00ab\u00a0<strong>AGONGUE<\/strong>\u00a0\u00bb dans la Sous-Pr\u00e9fecture d\u2019<strong>ADJOHON<\/strong>.<\/p><p>\u00c0 ma descente, le premier homme que je rencontrerai fut un compatriote nomm\u00e9\u00a0<strong>YESSOUFOU<\/strong>. Il prit peur. En effet, le bruit avait couru que j\u2019\u00e9tais perdu depuis plus de trois mois et que certainement, j\u2019\u00e9tais mort.<\/p><p>Au moment o\u00f9 je rentrai dans le village, un nomm\u00e9\u00a0<strong>KOULIHO<\/strong>, pr\u00e8s de la maison o\u00f9 je logeai \u00e9tait mourant, gravement malade et tout enfl\u00e9. J\u2019allai dans la maison, je priai avec force et confiance, en lui imposant les mains au nom de\u00a0<strong>J\u00e9sus-Christ<\/strong>. \u00c0 ma grande satisfaction et au grand \u00e9tonnement de tout le monde, le mourant \u00e9ternua, secoua ses membres et s\u2019assit. Le nomm\u00e9\u00a0<strong>KOULIHO<\/strong>, gr\u00e2ce \u00e0 Dieu, vit encore aujourd\u2019hui.<\/p><p>Mon compatriote\u00a0<strong>YESSOUFOU<\/strong>\u00a0courut annoncer \u00e0 Porto-Novo qu\u2019il m\u2019avait vu, semblable \u00e0 un fou, les cheveux \u00e9bouriff\u00e9s, le menton embroussaill\u00e9, un fou qui, chose curieuse, ressuscite les morts.<\/p><p>Quand plus tard, j\u2019arrivai \u00e0 Porto-Novo, j\u2019\u00e9tais devenu une curiosit\u00e9, on dirait le Persan \u00e0 Paris et la foule me suivait partout o\u00f9 je passais,<\/p><p>Un jour, ma grande s\u0153ur,\u00a0<strong>M\u1d50\u1d49 GOUTON<\/strong>\u00a0Elisabeth, n\u00e9e\u00a0<strong>OSCHOFFA<\/strong>, vint me voir. Elle pleurait : Son fils \u2018Mauwgniom\u2019 Emmanuel \u00e9tait malade et tout espoir \u00e9tait perdu. D\u00e9j\u00e0, bon nombre de charlatans avaient essay\u00e9 leur puissance et avaient m\u00eame \u00e9lu domicile chez ma s\u0153ur. Cependant, rien ne promettait. Je me rendis dans la maison, fis sortir les charlatans et passa une nuit de pri\u00e8re au chevet du malade. Gr\u00e2ce \u00e0 Dieu, mon neveu gu\u00e9rit et je le remis \u00e0 ma s\u0153ur. (Rappelons en passant que celui-ci devint le premier visionnaire de l\u2019\u00c9glise du Christianisme C\u00e9leste).<\/p><p>Enfin,\u00a0<strong>LE 29 SEPTEMBRE 1947<\/strong>, je rendis visite \u00e0 un ami, Monsieur\u00a0<strong>ZEVOUNOU<\/strong>\u00a0Fr\u00e9d\u00e9ric et sa femme. Lorsque le m\u00e9nage m\u2019escorta, sur le chemin de retour, nous rencontr\u00e2mes les membres de l\u2019\u00c9glise des ch\u00e9rubins et S\u00e9raphins qui f\u00eataient la Saint-Michel. Alors, Fr\u00e9d\u00e9ric me proposa une s\u00e9ance de pri\u00e8re pour remercier Dieu des gr\u00e2ces qu\u2019il a pu obtenir du Seigneur par mon interm\u00e9diaire.<\/p><p>Nous rentr\u00e2mes chez moi et nous m\u00eemes \u00e0 genoux. J\u2019\u00e9tais n\u00e9 protestant et avais l\u2019habitude de fermer les yeux pour prier. Sur mon invitation, les autres en firent de m\u00eame. Au cours de la pri\u00e8re, je vis devant moi une grande clart\u00e9 pareille \u00e0 un phare d\u2019auto. Je fus \u00e9bloui mais continuai de regarder. Derri\u00e8re cette grande clart\u00e9 qui diminuait d\u2019intensit\u00e9, je vis, semblable \u00e0 un \u00eatre humain, un \u00eatre resplendissant dont les yeux pointus scintillaient et dont les pieds ne se reposaient pas sur le sol brillant d\u2019un \u00e9clat particulier.<\/p><p>J\u2019eus peur et je fermai les yeux. Mais l\u2019homme me dit : \u00ab Rel\u00e8ve-toi, car le Seigneur de toute la cr\u00e9ation vient de te charger d\u2019une mission. De tout temps, les hommes m\u2019adoraient, mais tous n\u2019entraient pas dans mon royaume car dans les \u00e9preuves (maladie, inqui\u00e9tudes, troubles, difficult\u00e9s de toutes sortes, etc) ils recouraient aux \u0153uvres sataniques (idoles, magie, gris-gris, charlatans, devins, etc.) et quand ils mouraient, je ne les recevais pas. Ils vivaient mais aussi bien dans la coupe de Dieu Tout-Puissant que dans celle de Satan. Cela fait piti\u00e9, mais pour \u00e9viter dor\u00e9navant pareil sort \u00e0 mes adorateurs, je te charge, toi\u00a0<strong>Samuel OSHOFFA<\/strong>\u00a0de fonder une religion dont les membres n\u2019adoreront que Dieu.<\/p><p>\u00ab Le monde ne croira pas que le Seigneur s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00e0 toi mais je serai avec toi et mes anges aussi et j\u2019accompagnerai tes \u0153uvres de prodiges, de signes, de miracles afin qu\u2019il cro\u00eet ; oh fils d\u2019homme, sois confiant, ne crains rien, sache que nous sommes dans les derniers jours. Cette \u00c9glise sera la derni\u00e8re barque pour amener les hommes au salut. Car je reviens bient\u00f4t \u00bb.<\/p><p>Quand j\u2019ouvris les yeux, Madame\u00a0<strong>ZEVOUNOU<\/strong>\u00a0Marie \u00e9tait stup\u00e9faite. Elle aussi, au cours de notre pri\u00e8re avait eu une vision terrifiante. \u00ab J\u2019ai vu, disait-elle, un gros bois en forme de croix. Sur cette croix, j\u2019ai vu un homme qui portait une couronne d\u2019\u00e9pines ; de ses mains et pieds ainsi que de son c\u00f4t\u00e9 gauche suintait du sang.<\/p><p><em>Et chose \u00e9trange encore, il descendit du bois, me prit par la main et me conduisit dans une noble et splendide chambre que je ne pus d\u00e9crire, te rev\u00eatit d&rsquo;une robe blanche et parsem\u00e9e d&rsquo;\u00e9toiles scintillantes. Tes yeux brillaient tellement qu&rsquo;on dirait le soleil au Z\u00e9nith. Mais quand j&rsquo;ouvris les yeux, je te vois encore ici, \u00e0 la m\u00eame place. Pourquoi cela ?<\/em><\/p><p>Nous sommes tous \u00e9tonn\u00e9s de nos visions respectives. Nous nous s\u00e9par\u00e2mes sans mot dire, muets et sans aucune r\u00e9action. Mais la nuit, je ne puis fermer l\u2019\u0153il. Les anges descendaient chez moi, me dictaient des ordres, me r\u00e9v\u00e9laient des choses que j\u2019\u00e9crivais.<\/p><p>Le matin \u00e0 10 heures, douze jeunes qui aimaient jouer au Domino \u00ab Adji \u00bb dans le m\u00eame quartier (Dogri) que Monsieur ZEVOUNOU vinrent me voir. Ils avaient \u00e9t\u00e9 inform\u00e9s par M. ZEVOUNOU de ce qui s\u2019\u00e9tait pass\u00e9 la veille. Incr\u00e9dules, ils coururent vers mon domicile ; \u00e0 peine \u00e9taient-ils rentr\u00e9s que sept d\u2019entre eux tomb\u00e8rent en extase et se mirent \u00e0 confirmer ce que Marie ZEVOUNOU et moi-m\u00eame avions vu. Les cinq autres prirent peur et s\u2019enfuirent au quartier ZEVOU rapporter ce qu\u2019ils venaient de voir. Il y eut du tumulte dans la ville et les gens accouraient de toutes parts pour voir ce qui se passait. De lundi \u00e0 samedi, il y eut plus de 200 personnes qui pleuraient en entendant les louanges de Dieu. J\u2019\u00e9tais moi-m\u00eame exc\u00e9d\u00e9 et ext\u00e9nu\u00e9 ayant pass\u00e9 treize jours sans repos et sans sommeil par suite de visions successives. Je me retirai pour prier. Quelques camarades me rejoignirent avec le m\u00e9nage ZEVOUNOU. Quand nous f\u00fbmes r\u00e9unis, Marie ZEVOUNOU en pleine extase, se mit \u00e0 chanter et \u00e0 marcher \u00e0 pas press\u00e9s de mani\u00e8re \u00e0 nous distancer tous. Je priai son mari : \u00ab vois-tu mon ami, si tu ne retiens pas ta femme, nous risquons d\u2019\u00eatre envahis par la foule \u00bb ; le mari courut la rejoindre, mais avant qu\u2019il ne\u00a0<strong>LA PRENNE PAR LE BRAS<\/strong>, elle se retourna prestement et cria \u00ab Eli \u00bb. Aussit\u00f4t ZEVOUNOU Fr\u00e9d\u00e9ric tomba. \u00ab Qu\u2019est-ce que ceci ? \u00bb m\u2019\u00e9criai-je ? J\u2019allais m\u2019\u00e9tonner encore davantage. D\u00e9j\u00e0 tout le monde me traitait de magicien ou de sorcier ne sachant \u00e0 quoi attribuer ces diverses manifestations spirituelles.<\/p><p>Le quatorzi\u00e8me jour, je r\u00e9solus de me d\u00e9barrasser de ce monde qui avait assailli ma maison. J\u2019envoyai mon ami Dominique Adand\u00e9 aupr\u00e8s de M. GUENE alors Commandant du Cercle de Porto-Novo prier ce dernier d\u2019envoyer des gardes de cercle pour \u00e9vacuer ma maison.<\/p><p>Apr\u00e8s le rapport de mon envoy\u00e9, le Commandant de cercle demanda \u00e0 me voir pour savoir s\u2019il s\u2019agissait r\u00e9ellement de Samuel OSHOFA, le trompettiste de la fanfare municipale qu\u2019il connaissait tr\u00e8s bien. Je me pr\u00e9sentai au Commandant en compagnie de quatre de mes amis. Je lui racontai tout, en le suppliant de m\u2019aider :\u00a0<strong>\u00ab Voici plus d\u2019une semaine que les gens sont dans ma maison.<\/strong><\/p><p><strong>Certains<\/strong>\u00a0racontent des choses myst\u00e9rieuses, les autres chantent, le reste prie. Ils sont plus de deux cents. Ajoutez \u00e0 cela la foule des badauds et des curieux. J\u2019ai perdu le sommeil, je ne mange plus, aidez-moi \u00bb. Le Commandant de Cercle r\u00e9pondit : \u00ab Je ne peux acc\u00e9der \u00e0 ta demande. Je te trouve tout transform\u00e9. \u00c0 ta vue m\u00eame, j\u2019ai peur. On dirait qu\u2019une force surnaturelle \u00e9mane de toi. Il ne m\u2019appartient pas d\u2019intervenir dans cette affaire. Au contraire, je te conseille plut\u00f4t d\u2019inviter les gens par circulaire \u00e0 venir \u00e9couter tes visions. Ce que je fis et le huiti\u00e8me jour une foule nombreuse \u00e9tait rassembl\u00e9e. J\u2019eus d\u2019abord peur, mais l\u2019homme que j\u2019avais vu au cours de ma vision me dit : \u00ab n\u2019aie pas peur, pr\u00e9pare une table, sur la table dispose une croix avec l\u2019image du Christ crucifi\u00e9. Devant le crucifix, allume trois bougies. \u00c0 ta droite, place un visionnaire, \u00e0 ta gauche un autre visionnaire \u00bb. (Ils devaient \u00eatre choisis parmi ceux qui \u00e9taient tomb\u00e9s en extase chez moi et qui ne me quittaient plus.) L\u2019homme ajouta : tout ce que tu vas dire te sera inspir\u00e9 et m\u00eame les r\u00e9ponses aux questions \u00bb.<\/p><p>Je r\u00e9pondis : \u00ab Je mettrai une croix de bois simple sans image du Christ car je suis protestant. \u00bb Il me dit : \u00ab Non, je veux que ce soit une croix r\u00e9elle avec le Christ couronn\u00e9, le c\u00f4t\u00e9 perc\u00e9, et l\u2019inscription hi\u00e9roglyphique car une croix simple peut \u00eatre confondue avec celle des voleurs crucifi\u00e9s en m\u00eame temps que J\u00e9sus ou avec n\u2019importe qu\u2019elle autre croix puisqu\u2019on crucifiait avant J\u00e9sus. Il faut une croix reconnaissable par la statue de J\u00e9sus. C\u2019est un signe particulier pour montrer comment l\u2019Homme-Dieu a accept\u00e9 de souffrir et mourir pour le salut de l\u2019humanit\u00e9. \u00bb<\/p><p>Je fis exactement comme il m\u2019a \u00e9t\u00e9 recommand\u00e9. Apr\u00e8s une sorte de pr\u00e9dication dans laquelle je racontai tout ce que j\u2019avais v\u00e9cu jusque-l\u00e0, nous pass\u00e2mes aux questions. Pendant que la premi\u00e8re personne m\u2019interrogeait, je l\u2019entendais tr\u00e8s bien, mais d\u2019une seule oreille car la seconde \u00e9tait bouch\u00e9e et bourdonnait. Puis elle s\u2019ouvrit subitement et j\u2019entendis la voix qui me dicta la r\u00e9ponse. C\u2019est de cette mani\u00e8re que je r\u00e9pondis \u00e0 tout un chacun du d\u00e9but jusqu\u2019\u00e0 la fin. Apr\u00e8s cette conf\u00e9rence, il eut un grand tumulte dans la ville enti\u00e8re.<\/p><p>Le premier dimanche d\u2019octobre 1947, au moment o\u00f9 je priais avec un groupe de gens, une femme tomba en extase et se mit \u00e0 chanter un cantique en dialecte Goun dont voici \u00e0 peu pr\u00e8s la signification :\u00a0<em>\u00ab fr\u00e8res croyants, levez-haut la t\u00eate etc&#8230; \u00bb<\/em>\u00a0Ce fut \u00e0 partir de ce jour que l\u2019Esprit Saint recommanda de ne chanter dans notre \u00e9glise que les chants donn\u00e9s spontan\u00e9ment et chant\u00e9s par les visionnaires.<\/p><p>Voil\u00e0, mes fr\u00e8res, fid\u00e8lement racont\u00e9s, l\u2019origine et le fondement de cette Religion. Ce n\u2019est donc pas l\u2019\u0153uvre d\u2019une personne en mal de surench\u00e8re, ni d\u2019un groupe d\u2019hommes allant contre telle ou telle confession. Non mes fr\u00e8res, c\u2019est un d\u00e9sir divin, il est surnaturel.<\/p><p>C&rsquo;est pourquoi nous n&rsquo;avons pas le droit de critiquer telle ou telle religion se r\u00e9clamant du Christ car nous sommes tous serviteurs de Dieu.<\/p><p>Nos s\u00e9ances de pri\u00e8res ont lieu trois fois par semaine : mercredi, vendredi, dimanche.<\/p><p>Un mercredi donc, toujours au mois d&rsquo;octobre 1947, Marie ZEVOUNOU n&rsquo;\u00e9tait pas \u00e0 la pri\u00e8re. Elle vendait au march\u00e9. Subitement, elle tomba en extase et fut conduite par l&rsquo;Esprit jusqu&rsquo;\u00e0 notre lieu de r\u00e9union. Nous \u00e9tions tous allong\u00e9s par terre, la face contre le sol. Devant nous, \u00e9tait un crucifix et une bougie allum\u00e9e. Nous \u00e9tions en pleine pri\u00e8re quand Marie ZEVOUNOU entra. Elle se colla la t\u00eate contre le mur et nous fit dos. Puis toujours en extase, elle d\u00e9clara : \u00ab Ce jour est un jour sacr\u00e9 dit l&rsquo;\u00c9ternel, je vous montrerai tout \u00e0 l&rsquo;heure un signe. Priez toujours et fixez vos regards sur la bougie allum\u00e9e \u00bb. Une fourmi, peu apr\u00e8s, sortit et s&rsquo;approcha de la bougie, commen\u00e7a \u00e0 tourner autour d&rsquo;elle. Marie ZEVOUNOU d\u00e9clara, toujours nos faces baiss\u00e9es : \u00ab Voil\u00e0 mon premier signe dit l&rsquo;\u00c9ternel, observez bien cet insecte \u00bb. Puis la fourmi continua toujours de tourner. D\u00e8s que nous fin\u00eemes notre pri\u00e8re, la fourmi sauta dans la flamme de la bougie et mourut. Puis une autre vint, tourna encore longtemps et sauta en tournant dans la flamme. Marie ZEVOUNOU d\u00e9clara ensuite : \u00ab Voici l&rsquo;explication du spectacle que vous ont offert les fourmis : c&rsquo;est de la mani\u00e8re que votre Pasteur Samuel OSHOFFA finira sa course ; un autre Pasteur va lui succ\u00e9der, de la m\u00eame mani\u00e8re et continuera sur la m\u00eame voie de ses d\u00e9buts. Heureux celui qui conna\u00eet cette r\u00e9v\u00e9lation et qui servira Dieu jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort. Car le Christianisme C\u00e9leste est une religion sainte descendue du Ciel de la main du Christ. Elle est charg\u00e9e de purifier le monde entier. Elle sera dot\u00e9e d&rsquo;une force au-dessus des forces des t\u00e9n\u00e8bres et op\u00e9rera toutes sortes de miracles et de prodiges.<\/p><p>\u00ab Pour vous montrer que c&rsquo;est moi l&rsquo;\u00c9ternel qui ai parl\u00e9, demain il n&rsquo;y aura ni vent, ni pluie, ni soleil. La mer m\u00eame cessera de mouvoir. Pour vous en rendre compte, envoyez quelqu&rsquo;un \u00e0 SEME-Plage. Il vous prendra du sable du fond de la mer ! Avec ce sable, vous pourrez ouvrir les yeux aux aveugles \u00bb. Puis elle se mit \u00e0 chanter un cantique en dialecte Goun dont voici l&rsquo;explication : \u00ab Il est de notre devoir \u00e0 tous de glorifier et de remercier Dieu pour ses bienfaits, car, m\u00eames les insectes et le sable des mers glorifient l&rsquo;\u00c9ternel \u00bb.<\/p><p><strong>PE WE JE MI ME PO DONA DONA OKLUNO.<\/strong><\/p><p>Le lendemain en effet, nous envoy\u00e2mes Monsieur HOUNKANRIN Anatole \u00e0 S\u00e8m\u00e8-Plage. Il revint nous dire que r\u00e9ellement la mer n&rsquo;\u00e9tait plus houleuse. On dirait qu&rsquo;elle reposait au fond de sa cuvette. Mais le plus intriguant disait Anatole, c&rsquo;est qu&rsquo;avant de me trouver sur le littoral, je traversai une rivi\u00e8re et fus oblig\u00e9 de prendre mon v\u00e9lo sur les \u00e9paules alors qu&rsquo;\u00e0 mon retour, quelques instants apr\u00e8s, la rivi\u00e8re avait compl\u00e8tement dess\u00e9ch\u00e9 au point que je traversai tr\u00e8s ais\u00e9ment et normalement le m\u00eame endroit \u00e0 v\u00e9lo.<\/p><p>Aujourd&rsquo;hui, conform\u00e9ment aux r\u00e9v\u00e9lations qui ont \u00e9t\u00e9 faites, on peut compter plus d&rsquo;un miracle que notre Seigneur J\u00e9sus-Christ a accompli par mon interm\u00e9diaire.<\/p><p>Aussi au nom de J\u00e9sus-Christ, ai-je eu \u00e0 ressusciter plus de douze morts qui, vivant encore actuellement, peuvent attester de leur propre bouche.<\/p><p>Retenons en l&rsquo;occurrence quelques noms et les circonstances dans lesquelles le miracle s&rsquo;\u00e9tait op\u00e9r\u00e9 :<\/p><ul><li><strong>A PORTO-NOVO LA NOMMEE TINAVIE, EPOUSE DE M. AVOCE DE GBELOKO fils de M. KOUAKANON<\/strong>\u00a0(quartier Z\u00e9bougan), \u00e9tait d\u00e9c\u00e9d\u00e9e \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital. La dame Tinavie \u00e9tait la belle-s\u0153ur de\u00a0<strong>M\u1d50\u1d49 MAHULAWE<\/strong>, n\u00e9e AVOGNON alors membre de notre Eglise o\u00f9 elle \u00e9tait visionnaire.<\/li><\/ul><p>MAHULAWE entra alors en extase et demanda d&#8217;emmener le corps chez moi. C&rsquo;est ainsi que, au lieu de d\u00e9poser la morte \u00e0 la morgue, on l&rsquo;avait transport\u00e9e sur un brancard de l&rsquo;h\u00f4pital jusqu&rsquo;\u00e0 mon domicile. Piti\u00e9 saisie lors de ce spectacle, mais \u00e0 la visionnaire,\u00a0<strong>M\u1d50\u1d49 MAHULAWE<\/strong>\u00a0de s&rsquo;\u00e9crier : \u00ab N&rsquo;aie pas peur, l&rsquo;\u00c9ternel t&rsquo;a rev\u00eatu d&rsquo;une force capable de ressusciter les morts. Impose-lui les mains et prie l&rsquo;\u00c9ternel de la ressusciter. \u00bb Ce que je fis et la morte ressuscita au nom de J\u00e9sus-Christ.<\/p><ul><li><strong>M\u1d50\u1d49 LEONTINE ZEVOUNOU<\/strong>, fille de M. Joseph ZEVOUNOU : elle \u00e9tait d\u00e9c\u00e9d\u00e9e \u00e0 la maison. La r\u00e9surrection de cette fille a entra\u00een\u00e9 la conversion au Christianisme C\u00e9leste de plusieurs membres de sa famille.<\/li><li><strong>M. Mo\u00efse AFFOGNON.<\/strong>\u00a0\u2014 Nous lui avions impos\u00e9 la main et il ressuscita au nom de J\u00e9sus-Christ. Vivant toujours \u00e0 Porto-Novo, il eut cinq enfants apr\u00e8s cet \u00e9v\u00e9nement miraculeux.<\/li><li><strong>M. Mo\u00efse GOUGBE.<\/strong>\u00a0\u2014 Village de\u00a0<strong>CHANWE<\/strong>\u00a0dans la Sous-Pr\u00e9fecture d&rsquo;Abomey-Calavi.<\/li><\/ul><p>Nous l&rsquo;avons ressuscit\u00e9 au nom de J\u00e9sus-Christ. Il vit encore dans ce village o\u00f9 son p\u00e8re est Senior Leader de notre Eglise de Chanw\u00e9.<\/p><ul><li><strong>M\u1d50\u1d49 OLUCHOLA<\/strong>\u00a0et\u00a0<strong>M\u1d50\u1d49 Th\u00e9r\u00e8se de Macoco.<\/strong>\u00a0\u2014 La r\u00e9surrection de ces deux femmes \u00e0 Lagos (Nig\u00e9ria) est \u00e0 l&rsquo;origine de l&rsquo;acquisition gratuite du terrain sur lequel est b\u00e2tie notre Eglise dans cette ville. La nomm\u00e9e Th\u00e9r\u00e8se se trouve actuellement \u00e0 Porto-Novo, fianc\u00e9e \u00e0 un jeune Chr\u00e9tien C\u00e9leste.<\/li><li>Le cas d&rsquo;un\u00a0<strong>JEUNE GAR\u00c7ON DE 6 ANS<\/strong>\u00a0ressuscit\u00e9 \u00e0 Ab\u00e9kouta (Nig\u00e9ria) au nom de J\u00e9sus-Christ a suscit\u00e9 toute une foule d&rsquo;adh\u00e9sions \u00e0 notre Eglise.<\/li><\/ul><ul><li><strong>\u2014 Le cas le plus r\u00e9cent est celui de M\u1d50\u1d49 TINE BEHANZIN \u00e0 Porto-Novo.<\/strong><\/li><li>La r\u00e9surrection eut lieu en pr\u00e9sence d\u2019honorables t\u00e9moins comme le p\u00e8re de l\u2019\u00e9minent m\u00e9decin<strong>Dr WALCKOFF<\/strong>\u00a0et des Autorit\u00e9s de Police.<\/li><li>Tournons la page des r\u00e9surrections miraculeuses pour aborder celle des prodiges.<\/li><li>Y a-t-il eu prodiges ? Certainement et les cas en sont multiples. Citons entre autres celui de D\u00eakam\u00e8 dans la Sous-Pr\u00e9fecture d\u2019Abomey-Calavi : en effet, nous \u00e9tions dans ce village quand un grand hibou vint planer sur la t\u00eate d\u2019un jeune gar\u00e7on qui revenait de la p\u00eache avec sa provision de poissons. L\u2019oiseau rapace s\u2019empara soudain d\u2019un des poissons et alla se percher sur un fromager. Revenu \u00e0 la maison, le gar\u00e7on fut pris d\u2019un mal subit et mourut aussit\u00f4t. C\u2019est alors que nous appr\u00eemes que ledit fromager \u00e9tait un arbre consacr\u00e9 aux sorciers ; le hibou \u00e9tant par ailleurs consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019embl\u00e8me de la sorcellerie et des forces occultes.<\/li><li>D\u00e8s lors, je m\u2019approchai de l\u2019arbre, allumai quatre bougies que je pla\u00e7ai tout autour du fameux fromager qui effrayait tous les villageois et priai Dieu de le d\u00e9truire pour toujours.<\/li><li>L\u2019\u00c9ternel exau\u00e7a mes pri\u00e8res et au grand \u00e9tonnement de tous un feu myst\u00e9rieux \u00e9clata au sommet du fromager et l\u2019embrasa de la cime aux racines.<\/li><li>Le feu br\u00fbla durant sept jours et sept nuits et consuma enti\u00e8rement l\u2019arbre f\u00e9tiche.<\/li><li>\u2014 On peut citer \u00e0 la suite de l\u2019histoire du fromager de D\u00eakam\u00e8, l\u2019histoire piteuse du f\u00e9tiche de Pass\u00e8 \u00e0 D\u00e9kin-Hounhu\u00e8, les nombreux cas d\u2019aveugles ou d\u2019infirmes qui ont recouvr\u00e9 l\u2019usage de leurs sens, etc&#8230;<\/li><li>Mais la liste des prodiges n\u2019est pas exhaustive, on ne saurait l\u2019\u00e9puiser en l\u2019occurrence, car force nous est de choisir et de nous limiter.<\/li><li>Evoquons donc pour clore ce chapitre, le cas du boiteux de naissance qui gu\u00e9ri de son infirmit\u00e9 au nom de J\u00e9sus-Christ sautille aujourd\u2019hui de joie dans notre Eglise de Y\u00e9nawa \u00e0 Cotonou.<\/li><\/ul>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>NAISSANCE DU CHRISTIANISME C\u00c9LESTE Un jour (c&rsquo;\u00e9tait en Mai 1947), j&rsquo;\u00e9tais dans la for\u00eat apr\u00e8s avoir travers\u00e9 le fleuve Ou\u00e9m\u00e9. 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