NAISSANCE DU CHRISTIANISME CÉLESTE

Un jour (c’était en Mai 1947), j’étais dans la forêt après avoir traversé le fleuve Ouémé. Mon piroguier se prit de violentes coliques. Nous n’avions aucun secours. Confiant en l’Eternel, je pris ma bible, priai, imposai ma main sur le ventre du malade. Quelques minutes après, il se sentit soulagé. Pris de peur, il me confessa qu’il avait pour son déjeuner puisé délibérément dans la friture que j’avais emportée dans mes tournées. Il ajouta que je dois être un homme bizarre, raison pour laquelle la sanction de son odieux acte ne s’était pas fait attendre. Puis il se sauva me laissant seul entre l’eau et la forêt. Je ne savais ni nager, ni conduire une pirogue. Bon gré mal gré, j’étais inexorablement condamné à demeurer sur place jusqu’à un secours éventuel. Néanmoins, je n’avais pas peur. La nuit, j’allu- mais du feu pour me réchauffer et je priais ardemment. Le troisième jour de cette situation désespérée, précisément LE 22 MAI 1947, il y eût éclipsé du soleil. Depuis ma naissance, pareil événement ne s’était produit au Dahomey. J’étais seul dans la forêt. Je pris peur et me jetai à genoux, fermant les yeux pour prier. Au cours de cette prière, j’entendis distinctement une voix qui me disait : « Luli, Luli, Luli ». L’explication qui suivait : « Grâce ». Quand j’ouvris les yeux, avec la grande stupéfaction : un singe blanc ailé était assis en face de moi, à ma grande stupéfaction : un singe blanc ailé était assis devant moi, à ma grande stupéfaction : un singe blanc ailé était assis sur son séant. Il avait deux dents à la mâchoire supérieure et deux autres à la mâchoire inférieure. (On dirait que c’est lui qui avait prononcé les mots Luli et grâce). À ma droite et tout prêt à me mordre, je vis un petit serpent marron. Il avait la tête très gonflée surmontée d’une petite tête. (On dirait un serpent à sonnette). Sans peur d’être mordu, je le saisis par le collet, le caressai et le relâchai tranquillement. Puis, en jetant la tête à l’écart, je vis un oiseau très joli. Il avait les ailes pointues et les plumes colorées. Ses pattes et son bec sont d’un jaune nacré. Il faisait la roue et ressemblait beaucoup à un paon. Un instant après ces animaux disparurent sous mes yeux. Néanmoins, mon odyssée devait durer trois jours. Je n’avais plus rien à me mettre sous la dent. Je ne vis désormais que d’eau et du miel que je récoltais en brûlant les ruches d’abeilles. J’étais transformé, et vis dorénavant sans peur dans la prière et la lecture de ma bible.

Mais, un jour fatidique, le cours d’eau se mit en crue et faillit emporter ma frêle embarcation. Je résolus de me jeter dans la pirogue confiant en l’Éternel. De roulis en roulis, me cognant aux montagnes de roches et de branchages qui encombraient le fleuve, ma pirogue échoua le second jour à un endroit où l’on appelait « AGONGUE » dans la Sous-Préfecture d’ADJOHON.

À ma descente, le premier homme que je rencontrerai fut un compatriote nommé YESSOUFOU. Il prit peur. En effet, le bruit avait couru que j’étais perdu depuis plus de trois mois et que certainement, j’étais mort.

Au moment où je rentrai dans le village, un nommé KOULIHO, près de la maison où je logeai était mourant, gravement malade et tout enflé. J’allai dans la maison, je priai avec force et confiance, en lui imposant les mains au nom de Jésus-Christ. À ma grande satisfaction et au grand étonnement de tout le monde, le mourant éternua, secoua ses membres et s’assit. Le nommé KOULIHO, grâce à Dieu, vit encore aujourd’hui.

Mon compatriote YESSOUFOU courut annoncer à Porto-Novo qu’il m’avait vu, semblable à un fou, les cheveux ébouriffés, le menton embroussaillé, un fou qui, chose curieuse, ressuscite les morts.

Quand plus tard, j’arrivai à Porto-Novo, j’étais devenu une curiosité, on dirait le Persan à Paris et la foule me suivait partout où je passais,

Un jour, ma grande sœur, Mᵐᵉ GOUTON Elisabeth, née OSCHOFFA, vint me voir. Elle pleurait : Son fils ‘Mauwgniom’ Emmanuel était malade et tout espoir était perdu. Déjà, bon nombre de charlatans avaient essayé leur puissance et avaient même élu domicile chez ma sœur. Cependant, rien ne promettait. Je me rendis dans la maison, fis sortir les charlatans et passa une nuit de prière au chevet du malade. Grâce à Dieu, mon neveu guérit et je le remis à ma sœur. (Rappelons en passant que celui-ci devint le premier visionnaire de l’Église du Christianisme Céleste).

Enfin, LE 29 SEPTEMBRE 1947, je rendis visite à un ami, Monsieur ZEVOUNOU Frédéric et sa femme. Lorsque le ménage m’escorta, sur le chemin de retour, nous rencontrâmes les membres de l’Église des chérubins et Séraphins qui fêtaient la Saint-Michel. Alors, Frédéric me proposa une séance de prière pour remercier Dieu des grâces qu’il a pu obtenir du Seigneur par mon intermédiaire.

Nous rentrâmes chez moi et nous mîmes à genoux. J’étais né protestant et avais l’habitude de fermer les yeux pour prier. Sur mon invitation, les autres en firent de même. Au cours de la prière, je vis devant moi une grande clarté pareille à un phare d’auto. Je fus ébloui mais continuai de regarder. Derrière cette grande clarté qui diminuait d’intensité, je vis, semblable à un être humain, un être resplendissant dont les yeux pointus scintillaient et dont les pieds ne se reposaient pas sur le sol brillant d’un éclat particulier.

J’eus peur et je fermai les yeux. Mais l’homme me dit : « Relève-toi, car le Seigneur de toute la création vient de te charger d’une mission. De tout temps, les hommes m’adoraient, mais tous n’entraient pas dans mon royaume car dans les épreuves (maladie, inquiétudes, troubles, difficultés de toutes sortes, etc) ils recouraient aux œuvres sataniques (idoles, magie, gris-gris, charlatans, devins, etc.) et quand ils mouraient, je ne les recevais pas. Ils vivaient mais aussi bien dans la coupe de Dieu Tout-Puissant que dans celle de Satan. Cela fait pitié, mais pour éviter dorénavant pareil sort à mes adorateurs, je te charge, toi Samuel OSHOFFA de fonder une religion dont les membres n’adoreront que Dieu.

« Le monde ne croira pas que le Seigneur s’est révélé à toi mais je serai avec toi et mes anges aussi et j’accompagnerai tes œuvres de prodiges, de signes, de miracles afin qu’il croît ; oh fils d’homme, sois confiant, ne crains rien, sache que nous sommes dans les derniers jours. Cette Église sera la dernière barque pour amener les hommes au salut. Car je reviens bientôt ».

Quand j’ouvris les yeux, Madame ZEVOUNOU Marie était stupéfaite. Elle aussi, au cours de notre prière avait eu une vision terrifiante. « J’ai vu, disait-elle, un gros bois en forme de croix. Sur cette croix, j’ai vu un homme qui portait une couronne d’épines ; de ses mains et pieds ainsi que de son côté gauche suintait du sang.

Et chose étrange encore, il descendit du bois, me prit par la main et me conduisit dans une noble et splendide chambre que je ne pus décrire, te revêtit d’une robe blanche et parsemée d’étoiles scintillantes. Tes yeux brillaient tellement qu’on dirait le soleil au Zénith. Mais quand j’ouvris les yeux, je te vois encore ici, à la même place. Pourquoi cela ?

Nous sommes tous étonnés de nos visions respectives. Nous nous séparâmes sans mot dire, muets et sans aucune réaction. Mais la nuit, je ne puis fermer l’œil. Les anges descendaient chez moi, me dictaient des ordres, me révélaient des choses que j’écrivais.

Le matin à 10 heures, douze jeunes qui aimaient jouer au Domino « Adji » dans le même quartier (Dogri) que Monsieur ZEVOUNOU vinrent me voir. Ils avaient été informés par M. ZEVOUNOU de ce qui s’était passé la veille. Incrédules, ils coururent vers mon domicile ; à peine étaient-ils rentrés que sept d’entre eux tombèrent en extase et se mirent à confirmer ce que Marie ZEVOUNOU et moi-même avions vu. Les cinq autres prirent peur et s’enfuirent au quartier ZEVOU rapporter ce qu’ils venaient de voir. Il y eut du tumulte dans la ville et les gens accouraient de toutes parts pour voir ce qui se passait. De lundi à samedi, il y eut plus de 200 personnes qui pleuraient en entendant les louanges de Dieu. J’étais moi-même excédé et exténué ayant passé treize jours sans repos et sans sommeil par suite de visions successives. Je me retirai pour prier. Quelques camarades me rejoignirent avec le ménage ZEVOUNOU. Quand nous fûmes réunis, Marie ZEVOUNOU en pleine extase, se mit à chanter et à marcher à pas pressés de manière à nous distancer tous. Je priai son mari : « vois-tu mon ami, si tu ne retiens pas ta femme, nous risquons d’être envahis par la foule » ; le mari courut la rejoindre, mais avant qu’il ne LA PRENNE PAR LE BRAS, elle se retourna prestement et cria « Eli ». Aussitôt ZEVOUNOU Frédéric tomba. « Qu’est-ce que ceci ? » m’écriai-je ? J’allais m’étonner encore davantage. Déjà tout le monde me traitait de magicien ou de sorcier ne sachant à quoi attribuer ces diverses manifestations spirituelles.

Le quatorzième jour, je résolus de me débarrasser de ce monde qui avait assailli ma maison. J’envoyai mon ami Dominique Adandé auprès de M. GUENE alors Commandant du Cercle de Porto-Novo prier ce dernier d’envoyer des gardes de cercle pour évacuer ma maison.

Après le rapport de mon envoyé, le Commandant de cercle demanda à me voir pour savoir s’il s’agissait réellement de Samuel OSHOFA, le trompettiste de la fanfare municipale qu’il connaissait très bien. Je me présentai au Commandant en compagnie de quatre de mes amis. Je lui racontai tout, en le suppliant de m’aider : « Voici plus d’une semaine que les gens sont dans ma maison.

Certains racontent des choses mystérieuses, les autres chantent, le reste prie. Ils sont plus de deux cents. Ajoutez à cela la foule des badauds et des curieux. J’ai perdu le sommeil, je ne mange plus, aidez-moi ». Le Commandant de Cercle répondit : « Je ne peux accéder à ta demande. Je te trouve tout transformé. À ta vue même, j’ai peur. On dirait qu’une force surnaturelle émane de toi. Il ne m’appartient pas d’intervenir dans cette affaire. Au contraire, je te conseille plutôt d’inviter les gens par circulaire à venir écouter tes visions. Ce que je fis et le huitième jour une foule nombreuse était rassemblée. J’eus d’abord peur, mais l’homme que j’avais vu au cours de ma vision me dit : « n’aie pas peur, prépare une table, sur la table dispose une croix avec l’image du Christ crucifié. Devant le crucifix, allume trois bougies. À ta droite, place un visionnaire, à ta gauche un autre visionnaire ». (Ils devaient être choisis parmi ceux qui étaient tombés en extase chez moi et qui ne me quittaient plus.) L’homme ajouta : tout ce que tu vas dire te sera inspiré et même les réponses aux questions ».

Je répondis : « Je mettrai une croix de bois simple sans image du Christ car je suis protestant. » Il me dit : « Non, je veux que ce soit une croix réelle avec le Christ couronné, le côté percé, et l’inscription hiéroglyphique car une croix simple peut être confondue avec celle des voleurs crucifiés en même temps que Jésus ou avec n’importe qu’elle autre croix puisqu’on crucifiait avant Jésus. Il faut une croix reconnaissable par la statue de Jésus. C’est un signe particulier pour montrer comment l’Homme-Dieu a accepté de souffrir et mourir pour le salut de l’humanité. »

Je fis exactement comme il m’a été recommandé. Après une sorte de prédication dans laquelle je racontai tout ce que j’avais vécu jusque-là, nous passâmes aux questions. Pendant que la première personne m’interrogeait, je l’entendais très bien, mais d’une seule oreille car la seconde était bouchée et bourdonnait. Puis elle s’ouvrit subitement et j’entendis la voix qui me dicta la réponse. C’est de cette manière que je répondis à tout un chacun du début jusqu’à la fin. Après cette conférence, il eut un grand tumulte dans la ville entière.

Le premier dimanche d’octobre 1947, au moment où je priais avec un groupe de gens, une femme tomba en extase et se mit à chanter un cantique en dialecte Goun dont voici à peu près la signification : « frères croyants, levez-haut la tête etc… » Ce fut à partir de ce jour que l’Esprit Saint recommanda de ne chanter dans notre église que les chants donnés spontanément et chantés par les visionnaires.

Voilà, mes frères, fidèlement racontés, l’origine et le fondement de cette Religion. Ce n’est donc pas l’œuvre d’une personne en mal de surenchère, ni d’un groupe d’hommes allant contre telle ou telle confession. Non mes frères, c’est un désir divin, il est surnaturel.

C’est pourquoi nous n’avons pas le droit de critiquer telle ou telle religion se réclamant du Christ car nous sommes tous serviteurs de Dieu.

Nos séances de prières ont lieu trois fois par semaine : mercredi, vendredi, dimanche.

Un mercredi donc, toujours au mois d’octobre 1947, Marie ZEVOUNOU n’était pas à la prière. Elle vendait au marché. Subitement, elle tomba en extase et fut conduite par l’Esprit jusqu’à notre lieu de réunion. Nous étions tous allongés par terre, la face contre le sol. Devant nous, était un crucifix et une bougie allumée. Nous étions en pleine prière quand Marie ZEVOUNOU entra. Elle se colla la tête contre le mur et nous fit dos. Puis toujours en extase, elle déclara : « Ce jour est un jour sacré dit l’Éternel, je vous montrerai tout à l’heure un signe. Priez toujours et fixez vos regards sur la bougie allumée ». Une fourmi, peu après, sortit et s’approcha de la bougie, commença à tourner autour d’elle. Marie ZEVOUNOU déclara, toujours nos faces baissées : « Voilà mon premier signe dit l’Éternel, observez bien cet insecte ». Puis la fourmi continua toujours de tourner. Dès que nous finîmes notre prière, la fourmi sauta dans la flamme de la bougie et mourut. Puis une autre vint, tourna encore longtemps et sauta en tournant dans la flamme. Marie ZEVOUNOU déclara ensuite : « Voici l’explication du spectacle que vous ont offert les fourmis : c’est de la manière que votre Pasteur Samuel OSHOFFA finira sa course ; un autre Pasteur va lui succéder, de la même manière et continuera sur la même voie de ses débuts. Heureux celui qui connaît cette révélation et qui servira Dieu jusqu’à sa mort. Car le Christianisme Céleste est une religion sainte descendue du Ciel de la main du Christ. Elle est chargée de purifier le monde entier. Elle sera dotée d’une force au-dessus des forces des ténèbres et opérera toutes sortes de miracles et de prodiges.

« Pour vous montrer que c’est moi l’Éternel qui ai parlé, demain il n’y aura ni vent, ni pluie, ni soleil. La mer même cessera de mouvoir. Pour vous en rendre compte, envoyez quelqu’un à SEME-Plage. Il vous prendra du sable du fond de la mer ! Avec ce sable, vous pourrez ouvrir les yeux aux aveugles ». Puis elle se mit à chanter un cantique en dialecte Goun dont voici l’explication : « Il est de notre devoir à tous de glorifier et de remercier Dieu pour ses bienfaits, car, mêmes les insectes et le sable des mers glorifient l’Éternel ».

PE WE JE MI ME PO DONA DONA OKLUNO.

Le lendemain en effet, nous envoyâmes Monsieur HOUNKANRIN Anatole à Sèmè-Plage. Il revint nous dire que réellement la mer n’était plus houleuse. On dirait qu’elle reposait au fond de sa cuvette. Mais le plus intriguant disait Anatole, c’est qu’avant de me trouver sur le littoral, je traversai une rivière et fus obligé de prendre mon vélo sur les épaules alors qu’à mon retour, quelques instants après, la rivière avait complètement desséché au point que je traversai très aisément et normalement le même endroit à vélo.

Aujourd’hui, conformément aux révélations qui ont été faites, on peut compter plus d’un miracle que notre Seigneur Jésus-Christ a accompli par mon intermédiaire.

Aussi au nom de Jésus-Christ, ai-je eu à ressusciter plus de douze morts qui, vivant encore actuellement, peuvent attester de leur propre bouche.

Retenons en l’occurrence quelques noms et les circonstances dans lesquelles le miracle s’était opéré :

  • A PORTO-NOVO LA NOMMEE TINAVIE, EPOUSE DE M. AVOCE DE GBELOKO fils de M. KOUAKANON (quartier Zébougan), était décédée à l’hôpital. La dame Tinavie était la belle-sœur de Mᵐᵉ MAHULAWE, née AVOGNON alors membre de notre Eglise où elle était visionnaire.

MAHULAWE entra alors en extase et demanda d’emmener le corps chez moi. C’est ainsi que, au lieu de déposer la morte à la morgue, on l’avait transportée sur un brancard de l’hôpital jusqu’à mon domicile. Pitié saisie lors de ce spectacle, mais à la visionnaire, Mᵐᵉ MAHULAWE de s’écrier : « N’aie pas peur, l’Éternel t’a revêtu d’une force capable de ressusciter les morts. Impose-lui les mains et prie l’Éternel de la ressusciter. » Ce que je fis et la morte ressuscita au nom de Jésus-Christ.

  • Mᵐᵉ LEONTINE ZEVOUNOU, fille de M. Joseph ZEVOUNOU : elle était décédée à la maison. La résurrection de cette fille a entraîné la conversion au Christianisme Céleste de plusieurs membres de sa famille.
  • M. Moïse AFFOGNON. — Nous lui avions imposé la main et il ressuscita au nom de Jésus-Christ. Vivant toujours à Porto-Novo, il eut cinq enfants après cet événement miraculeux.
  • M. Moïse GOUGBE. — Village de CHANWE dans la Sous-Préfecture d’Abomey-Calavi.

Nous l’avons ressuscité au nom de Jésus-Christ. Il vit encore dans ce village où son père est Senior Leader de notre Eglise de Chanwé.

  • Mᵐᵉ OLUCHOLA et Mᵐᵉ Thérèse de Macoco. — La résurrection de ces deux femmes à Lagos (Nigéria) est à l’origine de l’acquisition gratuite du terrain sur lequel est bâtie notre Eglise dans cette ville. La nommée Thérèse se trouve actuellement à Porto-Novo, fiancée à un jeune Chrétien Céleste.
  • Le cas d’un JEUNE GARÇON DE 6 ANS ressuscité à Abékouta (Nigéria) au nom de Jésus-Christ a suscité toute une foule d’adhésions à notre Eglise.
  • — Le cas le plus récent est celui de Mᵐᵉ TINE BEHANZIN à Porto-Novo.
  • La résurrection eut lieu en présence d’honorables témoins comme le père de l’éminent médecinDr WALCKOFF et des Autorités de Police.
  • Tournons la page des résurrections miraculeuses pour aborder celle des prodiges.
  • Y a-t-il eu prodiges ? Certainement et les cas en sont multiples. Citons entre autres celui de Dêkamè dans la Sous-Préfecture d’Abomey-Calavi : en effet, nous étions dans ce village quand un grand hibou vint planer sur la tête d’un jeune garçon qui revenait de la pêche avec sa provision de poissons. L’oiseau rapace s’empara soudain d’un des poissons et alla se percher sur un fromager. Revenu à la maison, le garçon fut pris d’un mal subit et mourut aussitôt. C’est alors que nous apprîmes que ledit fromager était un arbre consacré aux sorciers ; le hibou étant par ailleurs considéré comme l’emblème de la sorcellerie et des forces occultes.
  • Dès lors, je m’approchai de l’arbre, allumai quatre bougies que je plaçai tout autour du fameux fromager qui effrayait tous les villageois et priai Dieu de le détruire pour toujours.
  • L’Éternel exauça mes prières et au grand étonnement de tous un feu mystérieux éclata au sommet du fromager et l’embrasa de la cime aux racines.
  • Le feu brûla durant sept jours et sept nuits et consuma entièrement l’arbre fétiche.
  • — On peut citer à la suite de l’histoire du fromager de Dêkamè, l’histoire piteuse du fétiche de Passè à Dékin-Hounhuè, les nombreux cas d’aveugles ou d’infirmes qui ont recouvré l’usage de leurs sens, etc…
  • Mais la liste des prodiges n’est pas exhaustive, on ne saurait l’épuiser en l’occurrence, car force nous est de choisir et de nous limiter.
  • Evoquons donc pour clore ce chapitre, le cas du boiteux de naissance qui guéri de son infirmité au nom de Jésus-Christ sautille aujourd’hui de joie dans notre Eglise de Yénawa à Cotonou.
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